Parution du tome 2 du Testament de Galilée, éditions L’ivre-book.

Galilée 2 copie

Amis lectrices et lecteurs, vous avez aimé le tome 1 des aventures de Jules ? Vous allez adorer le tome 2 !

Au programme : actions en cascade, rebondissements, complots et trahisons, le tout dans un rythme effréné ! Et bien entendu : de nouveaux indices pour lever un peu plus le mystère sur le Testament de Galilée ! À vos agendas : sortie prévue le 27 juin 2014 ici :

http://www.livre-book-63.fr/

Bande-annonce : http://www.youtube.com/watch?v=I4XfbgtfaQ0&feature=em-upload_owner-smbtn

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Première interview sur le blog d’une chroniqueuse.

Photo Sébastien Tissandier

Retrouvez cette interview ici : http://uncoindeparadispourlivres.weebly.com/blog/interview-de-sebastien-tissandier

Qu’est-ce qui vous a donné envie d’écrire et à quand remonte cette passion ?

De mémoire, je me suis toujours inventé des histoires dans la tête lorsque j’étais enfant. Mais ce n’est que depuis quelques années que j’ai ressenti le besoin de les coucher sur le papier. Dans un quotidien morose, où tous les jours qui passent se ressemblent, avoir la capacité de créer des scenarios, des environnements ou des personnages sans aucune limite est un réel pouvoir d’évasion. Tout a commencé avec l’écriture du premier tome du Testament de Galilée. Jules est un personnage très important pour moi : il peut s’affranchir de toutes les normes, de toutes les règles contraignantes qu’on rencontre dans la vie réelle. Il n’a de limite que celles de sa propre volonté. Au travers de l’écriture du premier tome du Testament de Galilée, Jules m’a permis de prendre du recul sur ma vie réelle, de voir les choses sous un autre angle. D’ailleurs, au départ, je n’avais prévu qu’un seul tome pour ce roman, mais j’ai pris tellement de plaisir à l’écrire et Jules est si important pour moi que je n’ai pas pu m’arrêter là : cette aventure s’est transformée en trilogie.

Vous écrivez le matin, le soir, la nuit ? Suivez-vous une organisation précise pour planifier vos séances d’écriture ?

J’ai toujours travaillé la nuit. Durant mes études, je n’étais efficace que la nuit. Il en va de même pour l’écriture : j’aime cette atmosphère particulière lorsque la ville s’endort dans le calme : c’est comme si le temps s’arrêtait. J’oublie les tracas du quotidien, les impératifs du boulot et je m’évade avec mes personnages. Malheureusement il n’est pas possible d’écrire toutes les nuits ! J’ai quand même un métier dans la vie réelle qui me prend beaucoup de temps et il ne faut pas négliger la vie personnelle. On est très vite happé par les heures d’écriture lorsque l’inspiration est là. Donc je m’organise, je me créé des plages horaires spécifiques et j’essaie de m’y tenir, même si ce n’est pas toujours facile.

Quelles sont vos sources d’inspiration ?

Mes principales sources d’inspiration sont les relations humaines et les faits divers. J’accorde une grande importance aux relations entre les personnages dans mes romans : amitié, amour, trahison, loyauté… Ce sont nos valeurs qui font de nous ce que nous sommes, qu’on soit du côté lumineux de la force ou du côté obscur : on croit en nos idéaux, même s’ils ne sont pas partagés par tous.
Beaucoup de faits divers quotidiens me révoltent profondément : les guerres de religion, l’absence de réaction du monde développé face à l’épidémie d’Ebola en Afrique, les injustices, le saccage de l’environnement, la condition des femmes dans certains pays… Outre mes romans de science-fiction, j’aime écrire des textes réalistes, traitant de faits réels et concrets, me permettant de les dénoncer. C’est ma manière de contribuer à l’évolution des mentalités.

En dehors de l’écriture, vous avez des hobbies ou d’autres passions artistiques ?

En dehors de l’écriture ? Je suis entraîneur de tir à l’arc diplômé à plein temps : je passe mes mercredis et samedis après-midi aux entraînements, et bien souvent les dimanches en compétition avec mes archers. C’est très gratifiant comme passion : permettre aux jeunes de progresser dans un sport qu’ils adorent.
Sinon je lis beaucoup, je chronique toutes mes lectures sur mon blog pour attirer l’attention sur des livres qui m’ont touchés. J’adore le cinéma aussi, j’y vais souvent, avec une attirance particulière pour les films de science-fiction évidemment.
Et puis entre le boulot, l’écriture, le tir à l’arc et la lecture : c’est déjà pas mal ! De quoi occuper des journées de 72h (rires) !

D’autres projets d’écriture en cours ? Si oui, pouvez-vous en parler ?

Des projets d’écriture : j’en ai plein la tête ! Je manque juste de temps pour tous les concrétiser, mais cela viendra. Dans ce métier, la première des qualités est la patience (et j’avoue que ce n’est pas mon fort). Il faut avoir la patience d’écrire, d’attendre les réponses des éditeurs qui, très sollicités, ne vous répondent que plusieurs mois après la soumission d’un manuscrit, de faire tout le travail de relecture et des corrections… C’est long, mais la satisfaction est au bout.
En ce moment, je suis sur l’écriture du tome 3 du « Testament de Galilée », dont les deux premiers tomes sont déjà parus aux éditions l’Ivre-Book, en numérique. Je prévois un dernier tome d’anthologie, plein de rebondissements et dans lequel le voile sur le testament de Galilée sera enfin complètement levé. Un gros travail psychologique est fait sur Jules : il va traverser des périodes de doutes, être déstabilisé par son incapacité à maîtriser de bout en bout les situations qu’il va rencontrer. Il va devoir se reposer sur ses amis, leur faire confiance, avancer à l’aveugle. Cet aspect m’a paru très important car Jules a évolué tout au long des trois tomes, il a grandi, il fallait que son état d’esprit suive le même chemin. Et j’ai prévu une fin…. inattendue pour les lecteurs. Mais je n’en dirai pas plus !
Le premier épisode d’une saga sous forme de mini-roman, intitulée « Le Rédempteur », vient de paraître en numérique aux éditions Boz’Dodor. L’épisode zéro de cette saga correspond à l’une des nouvelles extraite du recueil « Autres Temps – Légendes oubliées », paru également en numérique aux éditions Boz’Dodor. J’ai tellement pris de plaisir à créer le personnage du Père Martin que j’ai voulu lui donner davantage d’ampleur en faisant de lui le héros de cette saga. L’épisode un est en fait une grosse nouvelle où je distille, autour d’une enquête, les éléments permettant de mettre en place la suite. L’épisode deux est en préparation, il sera beaucoup plus long, on découvrira une partie du passé ténébreux de Martin, l’environnement du Siège qui l’emploie en tant que Rédempteur et les prémices d’une machination diabolique.
Je viens de signer un contrat d’édition avec une troisième maison d’édition, Le peuple de mü, pour la parution de mon dernier roman de science fiction intitulé « Le Mnemenol ». Avec ce roman court, j’ai clairement visé l’édition papier, et je suis fier de pouvoir donc annoncer la sortie de mon premier livre papier en mai 2015. C’est une consécration pour tout auteur je pense. Même si de plus en plus de monde lit en numérique, une partie du lectorat reste attaché au livre papier. Dans ce roman, nous sommes en 2197. Le visage de la Terre a changé. La nature a repris ses droits sur l’Homme. Ce qu’il reste de l’humanité vit reclus dans des villes-bulles, protégées du monde extérieur par leurs champs de force. Depuis leur naissance, tous les individus subissent des injections régulières de Mnemenol, ce liquide qui protège contre les infections des spores végétales du monde extérieur.
Dès qu’un citoyen montre les premiers signes de résistance au fluide il disparaît mystérieusement et personne ne se souvient de lui.
Evan est un mécanicien affecté à la maintenance de la Bulle de la douzième Cité. Il sait que la Nature est leur pire ennemie et que la Bulle est leur seule défense contre le monde extérieur.
Alice est une botaniste qui semble développer une résistance au Mnemenol. Aidée d’Evan, elle prend conscience de l’ampleur du mensonge dans lequel les humains sont plongés depuis leur naissance : le Mnemenol semble en réalité oblitérer la mémoire génétique humaine. Des fragments de souvenirs leur révèlent peu à peu l’origine des conditions de vie de l’espèce humaine. Alice va tout faire pour que l’humanité se souvienne de son histoire.
Que cherche-t-on à cacher aux Hommes en les forçant à oublier leur passé ? Les secrets enfouis dans la mémoire d’Alice et d’Evan vont-ils leur permettre de percer à jour cette vaste machination tissée depuis des dizaines d’années ? Rendez-vous en mai 2015 pour tout savoir !

Enfin, j’ai deux romans en préparation pour les éditions L’Ivre-Book. Même si je travaille maintenant avec 3 éditeurs différents, je ne compte pas abandonner Lilian Ronchaud, l’éditeur qui m’a donné ma chance en publiant le « Testament de Galilée », et sans qui, je n’aurais certainement pas eu toutes ces opportunités qui se sont présentées à moi cette année. Je travaille donc sur un thriller psychologique (j’ai vraiment envie d’essayer ce type d’ouvrage), ainsi que sur un autre roman de science-fiction revisitant le mythe de l’arche de Noé. Ce ne sont encore que des projets pour l’instant.

Vous êtes plutôt chien ou chat ? Vanille ou chocolat ? Thé ou café ?

Chien assurément ! D’abord parce que je suis allergique aux poils de chats, et puis parce que j’ai toujours été entouré de chien depuis mon enfance. Plutôt chocolat : rappel de mon enfance, des chocolats chauds lorsqu’il fait froid (d’ailleurs mon premier réflexe lorsque je suis malade est de me faire un bon chocolat chaud). Ni thé ni café : je n’aime pas ça, je carbure au coca.

Votre musique préférée ? Écrivez-vous en musique ?

Je n’ai pas vraiment de musique préférée car les musiques que j’écoute dépendent énormément de mon humeur et de mon état d’esprit. En revanche j’écris en musique. Je dirai même plus que pour m’immerger dans une scène à décrire, je cherche d’abord LA musique qui correspond à l’ambiance et à mon état d’esprit.

Des auteurs de référence à citer qui influencent votre écriture ?

Pour moi, je maître incontesté, celui qui m’a donné goût à la lecture est Bernard Werber ! « Les fourmis » ou « Le papillon des étoiles » resteront mes livres préférés. Mais j’aime aussi lire Giacometti et Ravenne, Christopher Paolini. Récemment, j’ai découvert beaucoup de nouveaux auteurs dont les textes m’ont subjugué, comme Renaud Blondel et « Tout ira bien… Salomé », ou Tasha Lann et « A.B.I.E. », tous deux parus aux éditions Calepin. De véritables coups de cœur !

À travers vos livres, quel(s) message(s) souhaitez-vous véhiculer ?

Avant tout l’entraide, la générosité, la confiance. Nous vivons dans un monde de plus en plus égoïste, où chacun pense d’abord à soi avant de penser aux autres. Pourtant, ce sont nos relations quotidiennes avec les gens qui nous entourent, ceux qu’on rencontre, qui font de nous ce que nous sommes. Sans les relations humaines, l’Homme ne peut pas acquérir d’expérience, il ne peut pas grandir.

En publiant un livre, quel est votre objectif principal ?

Mon premier objectif est de transporter le lecteur dans un monde lui permettant de s’évader. Ma plus belle récompense ce sont les retours des lecteurs : ce n’est pas tant le fait que l’histoire leur a plu qui m’intéresse, mais plutôt le voyage qu’ils ont effectué, attachés au personnage et à ses aventures. J’aime savoir quel est leur personnage préféré.

Un conseil que vous donneriez à une personne qui se lance dans l’écriture de son premier livre ?

C’est toujours difficile de répondre à cette question, tant les méthodes d’écriture, les styles entre auteurs sont différents. Je dirai qu’il faut s’accrocher, être prêt à essuyer beaucoup de refus de la part des éditeurs, mais ne jamais renoncer car un jour, parfois lorsqu’on s’y attend le moins, l’un d’entre eux peut vous donner votre chance !

Un livre réussi, pour vous, qu’est-ce que c’est ?

Là aussi la question est difficile. La plupart des gens diront qu’un livre réussi est un livre qui se vend bien. Moi, je ne suis pas forcément d’accord. Un livre réussi est un livre qui touche et trouve son public. Il y a des livres merveilleux qui sont passés totalement inaperçus pourtant, c’est dommage. Après, cette notion est très subjective car je peux lire un livre qui me plaît beaucoup et que vous n’aimerez peut-être pas. Le principal est que le lecteur trouve les livres qui lui correspondent.

Vous êtes plutôt voiture ou vélo ? Mer ou montagne ? Cinéma ou télévision ?

Plutôt voiture : je passe mes journées à courir après le temps, sans jamais parvenir à le rattraper hélas ! Il me faut donc me déplacer rapidement. Je vis au bord de la mer, mais je trouve la montagne plus ressourçante, plus apaisante. Entre cinéma et télévision mon cœur balance : je suis très cinéphile mais la télé est toujours allumée chez moi.

Quelles phases émotionnelles avez-vous traversées au fil de la création de votre livre (écriture, envoi de manuscrit, signature de votre contrat, publication, etc.) ?

En voilà une question intéressante ! Pendant l’écriture je suis en transe, littéralement. J’ai besoin d’être dans la peau de mes personnages, de ressentir leurs émotions lorsqu’ils vivent une situation. J’ai une manière d’écrire très particulière : je dois me représenter mentalement la scène avant de la coucher sur le papier. Je la visualise, comme on regarderait une scène d’action au cinéma, et je la retranscris. Mais cela demande beaucoup d’implication et d’énergie, généralement je suis vidé mentalement après l’écriture de scènes importantes. Lorsque je termine un roman, il y a toute cette pression qui me quitte d’un coup, toute cette tension accumulée au cours de son écriture qui disparaît car tout est terminé et généralement je suis un zombie pendant un ou deux jours, je suis nauséeux… Ma fidèle bêta-lectrice, Flo, me dit toujours que j’accouche de mon roman et que j’ai tous les symptômes d’une femme enceinte (rires) !
L’envoi du manuscrit est une période généralement de frustration : on voudrait tellement avoir une réponse immédiatement, mais il faut attendre de longs mois. Enfin, pas toujours. S’il y a bien un souvenir qui restera gravé dans ma mémoire c’est lorsque Lilian Ronchaud, m’a informé de son coup de cœur pour le premier tome du « Testament de Galilée ». J’avais envoyé le manuscrit 1h12 auparavant et il m’a contacté immédiatement sur Facebook après avoir lu les 40 premières pages du manuscrit. Imaginez ma surprise lorsque ces quelques mots sont apparus dans la fenêtre de dialogue « Bonjour, je résume en quelques mots ma première impression : je prends !… » Rêve ou réalité ? À ce moment-là on n’ose pas y croire. Et pourtant, tout est parti de là et je ne regrette absolument pas d’avoir été découvert par un éditeur aussi professionnel et sérieux que lui !
La signature du contrat est quelque chose de particulier niveau émotionnel : un mélange d’euphorie et de stress ! Pour mon premier contrat signé en numérique, je me souviens que j’étais excité comme une puce, je n’en ai pas dormi de la nuit ! Je vous laisse imaginer mon état la semaine passée lorsque j’ai signé mon premier contrat papier !
Quant à la joie ressentie lorsqu’on voit enfin son nom sur la couverture de son livre, je crois que c’est indescriptible ! Et c’est le même effet à chaque fois !

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Le korrigan ferrailleur, de Didier de Vaujany, éditions l’ivre-book.

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Résumé de l’éditeur :

Sur quelques parcelles d’un astre disloqué, l’improbable s’est produit. Des rescapés ont organisé leur survie. Les Géants ont édifié de vertigineuses passerelles entre de nombreux îlots de roches. Les Elfes se sont affairés à la construction d’impressionnants cargos-dirigeables volants. Les Nymphes ont usé de leur pouvoir pour redonner un peu d’éclat aux terres trop arides. Les Fées ont transcendé leur magie afin d’empêcher que ces nations ne soient exsangues d’atmosphère et de chaleur. C’est au cœur de ce monde que vit Féléron, Korrigan Ferrailleur, isolé sur l’une des innombrables roches-contrées. Mais que va déclencher l’arrivée d’Alzanya, superbe Amazone et objet de tous ses fantasmes ?Auteur du cycle de Tryskellia, Didier de Vaujany nous plonge allégrement dans un étrange univers de fantasy saupoudré d’un certain érotisme.

Mon avis :

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C’est un univers autant improbable qu’incroyable que nous propose d’explorer Didier de Vaujany dans ce récit court. Improbable car se côtoient des elfes, des fées, des géants, des amazones, des humains… tout un environnement digne de la fantasy avec un univers teinté de steampunk et de science-fiction. Un pari audacieux et brillamment réussi, qui rend cette histoire incroyable.

L’auteur manie avec une aisance déconcertante les méandres du temps, nous baladant dans des dimensions parallèles, le tout avec une cohérence assurée. Le personnage du korrigan est très attachant : d’aspect laid et repoussant, cette misérable créature, qui a survécu au cataclysme survenu sur sa planète, a pourtant à cœur de changer le cours du temps, aspirant secrètement à modifier le destin de son monde. Il compte y parvenir grâce à une machine permettant de remonter dans le temps, fonctionnant avec la puissance magique des larmes d’une amazone. Mais il n’avait pas prévu de s’enticher de la belle ! Usant de maintes stratagèmes pour revivre le jour de leur rencontre et lui soudoyer quelques larmes, le korrigan se prend à son propre piège.

J’ai particulièrement apprécié la manière de présenter le récit : un personnage narrateur trouve le journal intime du korrigan et se plonge dans les pages de sa survie sur cette planète désertique. Le mélange entre magie, steampunk, fantasy opère à merveille et transporte le lecteur dans l’histoire, l’immergeant complètement.

Mon seul regret ? L’histoire est trop courte, mais comme le dit l’auteur lui-même : « La fin pourrait être celle-ci, mais…. » j’espère qu’il y aura une suite, tant l’univers du korrigan ferrailleur mériterait d’être exploité et offre des perspectives immenses !

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3ème avis pour Le Rédempteur T0 : le secret de la bête d’Angles.

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Vous pourrez retrouver cette chronique ici :

http://aelynah.skyrock.com/3235047669-Le-Redempteur-tome-0-le-secret-de-la-bete-d-Angles-de.html

Je découvre avec ce premier tome un auteur et une série dans le style fantastique et Steampunk.
Je découvre aussi une jeune maison d’édition : les Editions Boz’Dodor, qui a, de par sa localisation, une place à part dans mon cœur puisqu’elle est située dans ma ville de naissance.
Cette nouvelle nous amène à faire connaissance avec le père Martin, envoyé de Sa Sainteté dans un petit bourg de campagne.
Les descriptions de l’auteur sont détaillées et presque vivantes surtout lorsqu’il parle des gargouilles. Ces éléments de décoration des édifices religieux sont toujours synonyme de mystères et de frissons. Et celles présentent ici ont la particularité d’avoir été forgées ce qui leur donne en supplément un côté plus sombre et plus mystérieux.
Il ne nous faut que quelques paragraphes pour découvrir la raison de la venue du père Martin mais aussi que celle-ci mandatée par le Saint-Père ne plait pas forcément à tout le monde.
L’ambiance suspense est posée.
Une bête monstrueuse sévit depuis plusieurs mois dans la région et semble échapper à toute poursuite et même survivre à toute attaque. Elle a été surnommée la malebête et a déjà fait plusieurs victimes.
Le père Martin est là pour faire ce qui n’a pas encore été fait, s’en débarrasser et son assurance, son aplomb sur ses chances de réussite ainsi que sa morgue pour mettre les points sur les i n’est pas du goût des connétables en place.
Un seul regret dans cette nouvelle, que ce soit justement une nouvelle et donc qu’elle soit si courte. La découverte de la bête, les secrets révélés et l’enquête du père Martin aurait pu être plus développés afin de nous tenir en haleine plus longtemps. Car l’auteur a la plume sûre du romancier à suspense en nous narrant cette nouvelle.
Pas de blancs, pas de temps morts, juste un final trop vite consommé pour avoir laisser au lecteur le temps de s’investir totalement.
Nous y sommes cependant suffisamment pour en redemander. Et savoir que le tome 1 est sorti depuis peu est un régal dont je compte bien me délecter rapidement s’il est tout aussi intéressant et attractif que ces quelques pages trop vite lues.
Vous l’avez donc compris, le père Martin a fait une émule et je compte bien suivre ses aventures prochainement. Car le peu que nous avons aperçu de lui me laisse curieuse de son rôle réel pour l’Eglise et ses implications dans la chasse au surnaturel. Un certain nombre de questions se bousculent et méritent réponse et je compte bien les obtenir avec la suite de ses aventures.

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Troisième critique pour Le Redempteur T1 – Une lueur dans les ténèbres

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Vous pourrez trouver cette chronique ici :

http://audeladespages.wordpress.com/2014/10/20/le-redempteur-tome-1-une-lueur-dans-les-tenebres-de-sebastien-tissandier/#more-1032

Un an après les événements mettant en scène la bête d’Angles, le Père Martin est envoyé à Tréfonds, une ville minière frappée par d’horribles meurtres. En effet, dans une politique d’expansion, la construction d’une voie ferrée souterraine est organisée afin de relier Tréfonds à Carnum. Malheureusement, les travaux sont interrompus en raison de crimes particulièrement sanglants, plusieurs personnes ayant été déchiquetées avec une effroyable cruauté.
Cependant, parmi les victimes se trouve un survivant décrivant un démon aux yeux rouges produisant des crissements comme étant coupable. Une indication qui n’est pas sans rappeler la première mission du Père Martin.

Une Lueur dans les Ténèbres est donc la suite des aventures du Père Martin contées dans le recueil Autres Temps – Légendes Oubliées via la nouvelle Le Secret de la bête d’Angles. Nous y retrouvons donc le héros, un prêtre peu commun puisqu’il est envoyé par le Pape en personne afin de résoudre des mystères attirant l’attention du Siège, son rôle de Rédempteur étant de se charger des phénomènes paranormaux.

Dans l’affaire de Tréfonds, Martin fait équipe avec une Éclaireuse du Siège, Li-Mei. Comme son nom l’indique, ce métier consiste à recueillir des renseignements afin de fournir les informations nécessaires au Rédempteur pour le bon déroulement de l’enquête.
Le choix d’introduire ce personnage est tout à fait judicieux. En effet, par le biais de ses questions et de sa méconnaissance du passé du Père Martin, les lecteurs n’ayant pas suivi les faits concernant la bête d’Angles obtiennent un résumé succinct mais suffisant pour en comprendre les tenants et aboutissants. Un procédé qui permet également de rafraîchir la mémoire des lecteurs de l’opus précédent. Par ailleurs, la présence de Li-Mei impose un renouvellement dans le déroulement de l’enquête, Martin devant agir en prenant en compte une coéquipière. Les conséquences sont telles que les lecteurs du Secret de la bête d’Angles ne subissent pas de redites malgré les événements semblables.
Ainsi, le duo formé par le Rédempteur et l’Éclaireuse s’avère tout à fait naturel. Leurs fonctions sont complémentaires tout comme leur caractère. Le Père Martin est un être aussi mystérieux que les pouvoirs que son chapelet lui confèrent. Bien que cette histoire apprenne au lecteur un détail de son passé, ce dernier demeure opaque. Le Rédempteur use de ses talents d’analyse pour observer soigneusement chaque élément, et sa sagacité est un atout considérable pour ses missions.
De son côté, Li-Mei est une jeune femme qui possède également ses secrets, sa réticence à parler de son passé lui forgeant un point commun avec son coéquipier. Cependant, contrairement à ce dernier, ses capacités de déduction ne sont pas aussi fiables et méticuleuses malgré un œil observateur. En revanche, son manque de discernement est compensé par son efficacité au combat. À plusieurs reprises, l’Éclaireuse prouve qu’elle peut offrir une excellente protection au Rédempteur.
Malgré leur jeunesse, ce duo se révèle donc compétent, permettant à l’enquête de conserver un rythme entraînant et intéressant du début jusqu’à la fin. Un petit regret se dessine cependant lors de certaines réactions des personnages. En effet, l’auteur, certainement désireux de décrire une femme forte ajoute peut-être un peu trop d’effets de style durant les combats, les rendant ainsi quelque peu stéréotypés. Une impression également ressentie durant certains dialogues où Li-Mei montre sa soif de prouver sa valeur. Cependant, il est possible d’attribuer ce point au passé encore inconnu de l’Éclaireuse, mais seule la suite des aventures pourra le confirmer ou non.

L’intrigue se révèle plutôt classique. Des événements inexplicables se produisent au point qu’une demande à l’aide est émise, quelqu’un est envoyé pour enquêter, l’investigation se déroule avec plus ou moins d’embûches jusqu’au dénouement final qui conduit au responsable. Malgré cela, l’alchimie entre les deux héros dynamise ce schéma, et le lecteur suit avec plaisir le raisonnement du Rédempteur pour mettre à jour le coupable des meurtres.
De plus, l’univers steampunk apporte une touche d’originalité et régale les amateurs de ce genre avec des descriptions très visuelles. Le style d’écriture est très fluide mais l’auteur prend soin de s’attarder sur certains détails afin d’apporter les informations nécessaires au lecteur, tout en sublimant le décor où évoluent les personnages. De cette manière, il est aisé d’imaginer la ville minière, l’insécurité que procure le souterrain et chaque objets teintés de cette atmosphère si particulière qu’offre le genre steampunk.
Ainsi, il est dommage que la conclusion de la nouvelle soit si convenue après un voyage court mais délectable au cœur de Tréfonds. Cependant, ce point sombre offre une nouvelle lecture de l’opus précédent. En effet, les raisons divulguées lors de la découverte du fameux secret de la bête d’Angles, paraissent à présent basées sur un mensonge afin de protéger un objectif plus important. Il est donc intéressant de lire les premières aventures du Rédempteur, même si cette suite peut être lue indépendamment, afin de mettre en relation chaque détails des deux missions intrinsèquement liées.

Finalement, Sébastien Tissandier nous offre un premier tome tout à fait alléchant du Rédempteur. Malgré quelques points ternissant certains éléments du récit, le lecteur ressort satisfait de son immersion dans l’univers décrit. Le format de la nouvelle permet de maintenir un rythme soutenu tout en développant suffisamment ce qui est nécessaire à l’histoire et ce qui reste à dévoiler dans les aventures à venir. C’est donc avec brio que le pari de donner un nouveau souffle de vie au Père Martin a été relevé.

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Seconde critique pour Le Rédempteur T1 – Une lueur dans les ténèbres.

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Vous pourrez retrouver cette chronique ici :

http://onceuponatime.ek.la/le-redempteur-tome-01-une-lueur-dans-les-tenebres-sebastien-tissandier-a112902224

Un an après les évènements du tome zéro : Le secret de la bête d’Angles de Le rédempteur, nous retrouvons le Père Martin en route pour Tréfonds, une ville minière dont le chantier de construction de la voie ferrée souterraine est brutalement arrêté depuis qu’un meurtrier aux yeux rouges sévit… Une fois sur place, il fait la rencontre de Li-Mei une jeune éclaireuse qui va l’aider à résoudre son enquête.

L’auteur nous plonge directement dans l’histoire, servie avec de belles descriptions des lieux où le Père Martin se trouve, si bien que l’on arrive à se représenter assez facilement le paysage et les différentes scènes, rien n’est laissé au hasard. Il en est de même avec les personnages, qui sont vraiment bien travaillés. Bien que ce soit une nouvelle, Sébastien Tissandier a très bien réfléchit à son univers, et où il veut nous emmener. L’ensemble est plutôt bien écrit. L’écriture de l’auteur étant fluide, on se laisse facilement transporter, et les descriptions se laissent lire toute seules.

Ce premier tome commence tout doucement, le temps de laisser au lecteur le temps de prendre ses marques, puis se termine avec une fin magistrale: une enquête se termine, mais l’histoire du Père Martin n’en est pas finie pour autant… Nous découvrons par petites bribes le passé de Martin, mais nous n’en savons pas plus pour l’instant. Mais quelque chose me dit que notre Rédempteur traîne un passé assez lourd derrière lui.

J’ai adoré le personnage de Li-Mei, tout dans l’action! Avec Martin, je trouve qu’ils forment une bonne équipe, j’espère qu’on les reverra souvent ensemble, bien que je me doute qu’ils seront séparés pour aller mener à bien d’autres missions, chacun de leur côté.

En bref, un premier tome qui m’a beaucoup plu et qui me donne envie de continuer la saga! Vivement la sortie du deuxième tome!

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Première critique pour Le Rédempteur T1 : Une lueur dans les ténèbres.

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Retrouvez le premier avis enchanté d’une chroniqueuse sur le tome 1 du rédempteur dont la sortie est prévue demain :

http://carolivre.wordpress.com/2014/10/19/le-redempteur-tome-1-une-lueur-dans-les-tenebres-de-sebastien-tissandier/

J’ai déjà chroniqué, il y a quelques mois, l’excellent recueil de nouvelles Autres temps, légendes oubliées de Sébastien Tissandier. J’avais particulièrement aimé l’univers steampunk de son recueil. L’une de ses nouvelles m’avait beaucoup plu: il s’agissait de La bête d’Angles qui mettait en scène le personnage du Père Martin, un prêtre pas comme les autres. L’auteur a eu la bonne idée d’en faire un personnage récurrent et de le faire réapparaître dans d’autres nouvelles.

La Bête d’Angles est l’épisode 0 qui permet à l’auteur de présenter son étrange et non moins fascinant Père Martin. Avec Une Lueur dans les ténèbres, l’auteur transforme l’essai et laisse enfin libre cours à son imagination! En effet, nous en apprenons beaucoup plus sur le Père Martin et j’avoue que j’ai adoré retrouvé ce personnage qui m’avait marquée.

Le Père Martin c’est d’abord un homme d’Église. Il est rédempteur. Missionné par le pape en personne, il a la tâche d’élucider des affaires étranges touchant au paranormal. Au début de cette nouvelle, le lecteur retrouve donc Martin dans un train voyageant pour la ville de Tréfonds. Le nom du village fait déjà frissonner. On frissonne encore plus quand Martin se penche sur les raisons de sa mission. Des corps déchiquetés, morcelés, mutilés, ont été retrouvés dans un tunnel en construction. Un des gardes ayant échappé au massacre parle de « lames » et « des yeux rouges du démon ». Personne n’ose plus pénétrer dans ce tunnel maudit.

Arrivé à Tréfonds, le Père Martin fait connaissance avec son éclaireuse, la charmante Li-Mei. A eux deux, ils vont mener l’enquête pour en savoir plus. L’intrigue commence doucement pour se terminer en apothéose. Si ce premier tome trouve une conclusion, l’enquête de Martin ne fait que commencer.

Bien qu’il s’agisse d’une nouvelle, je trouve que les personnages sont particulièrement bien décrits et approfondis. Le Père Martin n’est pas un religieux comme les autres. Il arbore d’abord un look qui tient plus d’Indiana Jones que du prêtre. Seul son col romain rappelle qu’il appartient à l’Église. Il est doté d’armes redoutables et n’hésite pas à dégainer ses holsters quand il le faut. Certaines allusions à son passé, nous laisse imaginer que Martin traîne quelques casseroles et j’ai hâte d’en savoir plus sur ce qui lui est arrivé, notamment sur cette fameuse « dette » qu’il a à payer. Quant à Li-Mei, elle aussi a du potentiel dans ce premier épisode. Au départ, la Père Martin semble sceptique sur ses compétences puis il se rend vite compte que Li-Mei n’est pas une potiche. Au contraire, elle a des capacités bien dissimulées.

J’ai trouvé malin et intéressant de la part de l’auteur de montrer que la papauté a développé un réseau d’agents pour lutter contre les phénomènes paranormaux. L’auteur esquisse dans ce premier tome une sorte de hiérarchie. Le Père Martin est un rédempteur: il a le pouvoir et le droit d’enquêter. Quant à Li-Mei, elle est éclaireuse et veille avant tout à la sécurité de Martin, n’hésitant d’ailleurs pas à se mettre en danger pour lui sauver la peau. On comprend vite que ce duo a un avenir. D’ailleurs la fin de la nouvelle va en ce sens.

Enfin, j’ai aimé la manière dont l’auteur raconte son histoire. Le style est fluide sans pour autant être simple. Les dialogues apportent quelque chose au déroulement de l’intrigue sans pour autant la ralentir. Les pages se tournent à une rapidité déconcertante!

C’est donc un sans faute pour cette nouvelle! L’intrigue, les personnages et le style sont bien développés et donnent, en tout cas, envie d’en savoir beaucoup plus sur ce Père Martin! A suivre donc….

 

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King’s game, de Nobuaki Kanazawa, éditions Lumen

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Ce livre m’a été proposé à chroniquer en partenariat avec le forum « Au cœur de l’imaginarium » et je les en remercie !

Résumé :

Nobuaki est réveillé en pleine nuit par un étrange SMS qui met au défi deux de ses camarades de lycée de s’embrasser. Le mystérieux expéditeur du message prétend que la classe entière participe à un « King’s Game’. Jour après jour, les défis se succèdent, et les lycéens sont bien obligés de se rendre à l’évidence : ils ont 24 heures pour s’exécuter et la sanction en cas de désobéissance est la mort. Suicides ou meurtres ? Puissance occulte ou criminel de chair et de sang ? Où qu’elles soient, quoi qu’elles tentent pour s’échapper, la mort vient trouver ses jeunes victimes, infaillible. Le couperet se rapproche dangereusement de nos héros… Parviendront-ils à découvrir la vérité avant qu’il ne s’abatte ? 1 classe, 32 élèves, 24 heures pour obéir. Une seule sanction : la mort.

Mon avis :

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Le moins que l’on puisse dire, c’est que ce livre nous fait rentrer directement dans l’histoire. Au bout de quelques pages, on est déjà plongé dans le jeu du roi, jeu que personne dans la classe de Nobuaki ne prend au sérieux bien évidemment. Même lorsque le premier décès arrive, les élèves ont du mal à croire que la cause réelle de ce suicide apparent est le gage du jeu du roi.

Pourtant les décès parmi les élèves de cette classe de seconde vont s’enchaîner, au rythme de un à plusieurs par jour, en fonction des ordres du roi. Très vite le lecteur est happé par l’histoire et son rythme, aidé par le découpage en chapitres correspondant à chaque journée. Au fil des pages, l’angoisse naît : quels seront le prochain ordre et son gage en cas de non exécution ? Qui sera la victime ?

En ce qui concerne l’histoire et sa morale, les personnages :

Toute l’histoire est construite autour de Nobuaki, le personnage principal qui va tenter par tous les moyens d’éviter de nouveaux décès. Ses échecs répétés pour sauver ses camarades de classe constituent un chemin initiatique pour lui : il s’interroge sur les notions d’amitié lorsque ceux en qui il avait confiance n’hésitent pas à trahir pour sauver leur peau, d’amour lorsqu’il se sent incapable de protéger celle qu’il aime ou de lui avouer ses sentiments. Très vite le roman tourne autour des relations humaines, grâce à une psychologie des personnages travaillées, palliant à un manque de description physique poussée : les personnages sont décrits par leurs caractères. Les codes et la mentalité japonaise ressortent de ce récit : si ce jeu du roi se produisait en France, les gens n’adopteraient pas les mêmes comportements. Les japonais restent dignes malgré l’atrocité des meurtres (décapitations, démembrements, crise cardiaques, asphyxie…).

En ce qui concerne le style de l’auteur :

Étant donné qu’il s’agit d’une traduction d’un livre en japonais à l’origine, il est difficile de se prononcer là-dessus, tant les codes et les coutumes japonais diffèrent des nôtres. Cependant, la lecture est fluide et agréable. Les dialogues correspondent pour la plupart à ceux qu’auraient des personnages lycéens dans la réalité. Il y a quelques incohérences ou phrases dont le sens est parfois compliqué à comprendre, mais je pense que cela est dû justement à cette différence de culture et à la traduction. Je garde néanmoins un très bon souvenir de cette lecture : j’ai été totalement immergé grâce à ce style fluide et au vocabulaire simple.

Quelques bémols :

On entend beaucoup parler des éditions Lumen ces derniers temps, suite aux nombreuses chroniques de lecteurs enchantés par leurs différents ouvrages qui se diffusent largement sur les réseaux sociaux. J’avais donc hâte de commencer la lecture de mon premier livre chez Lumen, d’autant plus que le résumé m’avait véritablement attiré, fan de Phone Game, ce film d’angoisse se déroulant dans une cabine de téléphone, ou de Doubt, ce manga sur le même thème que King’s Game.

Mais j’ai été déçu par le nombre de fautes d’orthographe ou d’accord (dès la 6ème ligne du roman on peut lire « Les badauds s’éventait le col de la main et se plaignait d’un bout de la journée à l’autre… », ou bien quelques pages plus loin « Tu va griller toutes tes forces… »), les bug de mise en page lorsqu’une tirade est coupée en plein milieu d’une phrase avec insertion d’un alinéa, les coquilles (avaientt par exemple). Cela m’a profondément choqué, mais heureusement que l’histoire est très prenante : j’en ai donc poursuivi la lecture jusqu’au bout et dévoré le livre en 3 nuits.

Dans la cohérence de l’histoire je déplore deux faits :

– le premier est que malgré les 31 meurtres ou décès suspects dans une classe de 32 élèves, à aucun moment la police ne prend cela au sérieux. Tout juste si les policiers interrogent les élèves à un moment donné, mais l’action de la police n’est pas développée dans le roman. Dans la réalité, si une telle situation se produisait, peut-on réellement envisager que la police ne remuerait pas ciel et terre pour résoudre l’affaire ou bien surveillerait les rescapés ? Cela rend peu crédible l’histoire, qui est par ailleurs, je le répète, très prenante grâce à l’attachement du lecteur à Nobuaki et à la volonté de connaître le fin mot de ce scenario.

– le second est que les parents des élèves les laissent rentrer, sortir de chez eux, et ceux quelque soit l’heure du jour ou de la nuit alors que des élèves meurent tous les jours ! Même lorsque le héros et certains de ses camarades entreprennent un voyage en train, bus, stop de plus de 800 km il n’y a aucune réaction des parents.

Ces deux points perturbent donc la cohérence du livre.

En résumé :

J’ai adoré ce livre, je l’ai dévoré car le thème du King’s Game me fascine, tout comme les thrillers psychologiques. Mais les nombreuses fautes et les quelques incohérences dans l’histoire m’empêchent de lui donner la note maximale. Je lui mets tout de même un 4/5 et j’attends impatiemment la suite pour savoir sur quoi la chute du tome 1 va m’entraîner.

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