La main du diable et autres contes macabres, de Gaëlle Dupille, éditions L’ivre-book

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Résumé de l’éditeur :

Dans La Main du diable, un médecin britannique se voit proposer un étrange pacte avec Satan après le décès de son épouse.

Avec La Poupée, une paisible famille québécoise va voir sa vie basculer dans la terreur après la découverte d’une mystérieuse poupée.
Dans L’Homme en noir, Anne et Daniel font connaissance dans un hôpital de Montréal après avoir été tous deux attaqués chez eux par un étrange homme vêtu de noir.
Mon avis :etoiles
J’ai toujours aimé lire des histoires qui font peur, le soir. Mais souvent, j’ai été déçu, non pas par les récits eux-même, mais par l’absence d’immersion complète que ces histoires me procuraient.
Attiré par la magnifique couverture de cet ensemble de 3 nouvelles, je me suis lancé dans leur lecture au beau milieu d’une nuit. Dès les premiers paragraphes (je devrais plutôt dire dès les premières lignes), quelle ne fut pas ma surprise de me retrouver pleinement plongé dans le récit ! La magie du style d’écriture de Gaëlle Dupille venait d’opérer…
Ainsi, « La main du diable » raconte l’histoire d’un jeune homme, vivant à l’époque de la chasse aux sorcières, qui va succomber à son désir de vengeance, suite à la perte de sa femme, et pactiser avec le Diable. Outre l’immersion totale du lecteur dans ce récit, grâce à l’utilisation subtile par l’auteure d’un narrateur externe à l’histoire, faisant réellement de cette nouvelle un conte macabre, je me suis laissé piéger par la fluidité de l’histoire, au point de ne comprendre l’importance du titre « La main du diable« , que lorsque le Diable propose au protagoniste de se greffer une main démoniaque possédant des pouvoirs mystérieux ! Ce fut la première surprise agréable de cette nouvelle : quel lecteur n’attend pas d’un texte qu’il le surprenne avec un rebondissement qu’il n’avait pas anticipé ? Je suis de ceux-là.
Déjà conquis par cette subtilité, mon âme a chaviré lorsque, de nouveau piégé par l’histoire, je n’ai pas vu venir le lien entre sorcellerie et écriture ! En effet, quoi de mieux pour cette « main du diable » que de conférer à son possesseur le pouvoir de vie ou de mort au travers des récits écrits avec cette main ? Cette idée de la part de Gaëlle Dupille est très originale et simplement jubilatoire !
J’ai aussitôt enchaîné avec « La poupée« . Si je ne devais utiliser qu’un seul mot pour qualifié cette nouvelle, ce serait « terrifiant« . Des histoires de poupées maléfiques, possédées, nous en avons tous lues des tas. Mais le style d’écriture immersif pour le lecteur, la puissance des descriptions ainsi que le savant mélange surnaturel/réalisme (incontestablement la force de l’écriture de Gaëlle Dupille), m’ont littéralement livré à l’angoisse, puis à la terreur, occasionnant frissons et stress au fil de ma lecture. Maintes fois je me suis dit que je ne terminerai pas cette nouvelle terrifiante, mais à chaque fois j’ai poussé la lecture un peu plus loin, captivé par les événements qui arrivent à cette famille tout ce qu’il y a de plus banale… et qui pourraient nous arriver tant le réalisme fait froid dans le dos.
Vous ne regarderez plus jamais les poupées de porcelaine qui décorent peut-être vos étagères de la même manière…
Enfin, « L’homme en noir » révèle encore un peu plus le talent de Gaëlle Dupille, qui joue, avec une incroyable facilité, entre réalisme et folie. Jusqu’au bout de cette nouvelle je n’aurai pas su dire si les deux personnages principaux étaient atteints de démence ou si les événements qu’ils vivaient étaient réels mais que personne d’autre qu’eux ne les voyaient. J’ai adoré le lien subtile et habile fait entre le prologue et l’épilogue : une douche froide d’adrénaline m’a saisi lorsque ce lien m’est apparu. C’est lors de ces sensations procurées par la lecture d’un livre qu’on se prend conscience du talent de son auteur.
Vous êtes amateurs de contes terrifiants ? Vous aimez ces récits qui suggèrent silencieusement à votre âme que vous ne discernez plus la limite entre réalité et surnaturel ? Alors vous dévorerez comme moi « La main du diable et autres contes macabres » de Gaëlle Dupille, ce recueil de nouvelles qui fera resurgir des angoisses, depuis votre inconscient, lorsque vous aurez l’impression qu’on vous suit dans la rue ou que la peluche qui trône fièrement sur votre lit vous regarde de ses yeux dépourvus d’âme… ou pas…
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3 commentaires pour La main du diable et autres contes macabres, de Gaëlle Dupille, éditions L’ivre-book

  1. imaginariuswebzine dit :

    A reblogué ceci sur L'Imaginariuset a ajouté:
    4ème chronique (très enthousiaste) de « La main du diable et autres contes macabres », de la FDR Gaëlle Dupille.

  2. A reblogué ceci sur Gaëlle Dupilleet a ajouté:
    4ème chronique de « La main du diable et autres contes macabres ».

    Un grand merci à Sébastien, qui a visiblement beaucoup aimé ce recueil. 🙂

    https://sebastientissandier.wordpress.com/2014/07/17/la-main-du-diable-et-autres-contes-macabres-de-gaelle-dupille-editions-livre-book/

  3. Ping : La main du diable et autres contes macabres, de Gaëlle Dupille, éditions L’ivre-book « Gaëlle Dupille

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