La rédemption de Tessa, de Sylvain Desvaux, éditions L’ivre-book

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Résumé de l’éditeur :

Oubliez les vampires romantiques, invincibles et végétariens, propriétaires de somptueuses maisons victoriennes !
Oubliez le dandy de la nuit aux canines pointues, à la cape de velours et à l’âme tourmentée !
Découvrez maintenant les soiffards qui s’assument en tant que monstres, hantent les caves des HLM, ne respectent aucun code moral, et font de la mort un jeu. Leurs rêves les hantent à tout jamais. Ils ont bradé leur âme contre la vie éternelle et l’horreur du quotidien.
Découvrez Tessa, une fille de la nuit, qui hésite encore à jeter son humanité aux orties.
Mais, à la fin de l’histoire, posez-vous une question : le monstre est-il bien celui qui le paraît ?

Mon avis :etoiles

Cette nouvelle m’a immédiatement plu par son rythme rapide et son écriture sans fioritures. On se prend d’affection pour Tessa, cette jeune babysitter vampire, qui a inventé un système de collecte du sang sans tuer les humains, afin que son clan parisien survive.

Pourquoi ce personnage, monstre sans remord ni culpabilité, sans compassion pour les humains, est-il si attachant ? Ce n’est qu’en poursuivant la lecture de cette novelle que la réponse m’a sauté aux yeux : Tessa, tout monstre soiffard de la nuit qu’elle est, est plus proche de ce que nous appelons « humanité » que les humains qu’elle côtoie !

Et c’est toute la magie de ce livre : malgré l’horreur des descriptions qui rend parfaitement réaliste la monstruosité de Tessa lorsqu’elle succombe à la Frénésie, ses doutes et ses interrogations en font un personnage pourtant si humain. Et les contradictions qui se succèdent dans son esprit au fur et à mesure de ces interrogations lorsqu’elle se retrouve en Stase, immobilisée au sol après son repas, ne font qu’accentuer la dualité entre monstre sans âme et humaine éprouvant de la compassion pour ses victimes !

La chute de cette nouvelle est rondement bien amenée : des indices sont parsemés tout au long de la lecture, mais ce n’est qu’à la fin que le lecteur assemble les pièces de ce puzzle et le reconstitue. La morale de cette histoire apparaît alors : l’auteur attire l’attention du lecteur sur la monstruosité de Tessa qui jusqu’alors dissimulait celle d’un autre personnage. La rédemption de Tessa porte donc bien son titre : pour se faire pardonner d’avoir succomber à sa Frénésie, sa rédemption est de punir le monstre réel et d’aider ses semblables à survivre dans l’ombre des humains.

De toutes les histoires de vampires que j’ai lues jusqu’à présent, celle-ci est la plus originale et la plus réaliste. Malgré la légère touche de magie et de fantastique qui imprègnent le récit, on est loin des clichés à la Twilight ou Vampire Diaries !

Je croise les doigts pour que l’auteur, Sylvain Desvaux, écrive une suite à cette histoire, il en a laissé l’ouverture. Et qui sait ? Peut-être qu’une série d’épisodes mettant en scène Tessa verra le jour…

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